Comment renforcer les capacités institutionnelles pour former la police maritime ?

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2020-02-25 Interpol workshop overview
Crédit : GoGIN

Le projet GoGIN, représenté par Bertrand Demez et Eric Glotin, a participé à l’atelier « Renforcement des capacités institutionnelles pour former la police maritime » co-organisé par Interpol, l’ONUDC (programme criminalité maritime) et le département d’État américain (Accra, 25 au 28 février 2020). La stratégie « Formation/ entraînement » était au centre des présentations et discussions.

La séance d’ouverture a regroupé les interventions de l’ONUDC, d’Interpol (projet AGWE), de la représentante de l’ambassade des États-Unis au Ghana, du directeur du Centre interrégional de coordination (CIC-ICC) et du chef de la police du Ghana.

Ensuite, afin de caractériser le niveau stratégique de ce séminaire, le  directeur par interim du CIC et le directeur exécutif du Centre pour le droit et la sécurité maritime en Afrique (CEMLAWS, Accra) ont modéré l’ensemble des discussions/présentations. Derrick Attachie, Chef de la Division Formation et Entrainement du CIC, a rappelé la matrice des besoins initiée par le projet GoGIN, puis travaillée conjointement par le CIC et l’ONUDC avec l’appui des universités maritimes régionales, des centres régionaux maritimes, des institutions nationales de Côte d’Ivoire, Ghana et Cap Vert, avec également le soutien financier de la Norvège. Les plans de formation de l’ISMI, de la RMU, de la CEEAC et du CPCO ont illustré cette matrice. Les intervenants ont ensuite présenté les diverses initiatives en cours lancées par l’ONUDC, Interpol, les garde-côtes américains, l’OMI, le Danemark et l’Union européenne. Les participants ont également découvert le système de sécurité régionale mis en place par l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS) et son volet Formation.

Lors des groupes de travail (26 au 28 février), les participants ont dressé les priorités formation/entraînement par pays de l’architecture de Yaoundé (AY), actualisant ainsi la matrice du CIC. En conclusion, les avancées suivantes sont à souligner :

  • Le milieu judiciaire (police et justice) est désormais officiellement impliqué dans la réflexion stratégique en matière de formation et entrainement en sécurité maritime,
  • TESS a été cité comme un outil qui pourrait répondre aux besoins de gestion des ressources humaines du personnel formé et entraîné,
  • La tête de pont « opérationnelle » de l’AY (CIC et CRES) est désormais identifiée par l’ensemble des acteurs judiciaires.
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